RAGE est une création néée de la rencontre d’une danseuse et d’un musicien, deux artistes qui expérimentent, explorent leurs émotions à travers le corps et la musique dans un lien qui tantôt frotte tantôt s’harmonise. On aimerait cette création douce et ancrée, explosive et insensée. On aimerait à la fois choquer et bercer, que ça dérange et que ça vienne chercher le public là où il ne s’y attend pas, mais que ça caresse et qu’on s’en sente moins seul.e. Au point de départ une émotion : la rage. Une émotion difficile à cerner, une émotion aux multiples facettes. Tantôt solaire tantôt destructrice, tantôt motrice tantôt brumeuse, la rage nous habite et pourtant nous échappe. Nous aimerions nous en rapprocher pour mieux la comprendre, et ainsi apprendre à mieux se connaître. L’art est apparu comme un début de réponse, le corps l’exprime, le son aide à la visiter.
À l’image de la pluralité de la rage, nous imaginons une forme qui traverse plusieurs états de corps, s’inspirant des gestuelles du krump, du popping et du contemporain. Dans cette même intention, la création sonore se veut progressive, texturée, organique et contrastée, utilisant la puissance de la musique électronique et la chaleur de la synthèse analogique, du son trituré au groove libérateur.
“ Rage est une ôde. Une ôde au foutu pour foutu, une ôde à ce qu’on veut garder,ce qui nous poursuit, ce qu’on voudrait laisser derrière, une ôde à la débauche contrôlée,une ôde au sensuel, mais pas trop, une ôde à ce qui nous blesse, nous transperce,une ôde à la joie furieuse, une ôde aux câlins du matin, une ôde à ce qui nous entoure,une ôde au monde qui périt, une ôde au bonheur exquis, une ôde au gueuleton,une ôde à ta tristesse, une ôde à la défiance, une ôde au « plein régime »...Rage c’est moi, mais ça pourrait tout aussi bien être toi. ”
Résidences à venir :
du 12 au14 mars : Les Couettes Romillé (35) du 14 au 16 avril : L’Antipode à Rennes (35) du 28 au 30 mai : La Harpe à Rennes (35) du 16 au 20 juin : L’Hôtel Pasteur à Rennes (35)
Pauline Gérard
Après quelques années de danse classique, de danse contemporaine, elle rencontre également le monde du hip-hop, du funk et des battles. Elle devient danseuse dans la Cie Érébé Kouliballets en 2018, en rue principalement, elle aime que ses performances ne soient pas cloisonnées à un espace défini, que ça réagisse, d’amener de l’absurdité, de la poésie par le médium de la danse où on ne l’attend pas. Elle donne également des cours en scolaire et participe à des résidences en ehpads. En lien avec ses études en médiation culturelle, elle monte des projets qui se veulent être un prétexte à la rencontre et au partage. Elle rédige un mémoire : “ Transmettre le plaisir de danser : De quelle manière l'« être ensemble » est-il en jeu dans la danse ? Comment construire un outil de médiation à partir d’un savoir collectif ? “. Elle crée 2023 l’association Bagou qui prône le groove et le lâcher prise par le mouvement, el y donne des ateliers, organise des événements pour désacraliser la danse, que ce soitpar des flashbooms ou une performance d'aérobic GymTo.